Vacances scolaires: le casse tête des parents.
Est-ce que vous avez déjà ressenti une pression supplémentaire d'être un bon parent à l'arrivée des vacances d'été? Si oui vous n'êtes pas les seuls loin de là. Plus d'un million d'élèves du primaire et du secondaire de la province ont dit adieu aux bancs de leur école pour une soixantaine de jours. Bien des parents auront fait au cours des dernières semaines des pieds et des mains pour trouver un moyen de les tenir occupés pendant tout ce temps. Une mission parfois complexe: vacances rime parfois avec stress! Une de mes clientes m'avouait être franchement nerveuse à l'idée de ne pas avoir fini de planifier l'été de ses trois jeunes enfants. «C'est un véritable casse-tête!» Elle travaillera tout l'été, son conjoint aussi. Ce ne sont pas les activités intéressantes qui manquent. «Mais je ne veux pas seulement les occuper pendant que je suis au boulot, je veux aussi éviter que leur été soit une simple prolongation du rythme 9 à 5 qu'ils ont à l'école!» Au Québec, cet été, un peu plus de la moitié des enfants de 6 ans passeront plus de temps avec un animateur de camp ou une gardienne qu'avec leurs parents et le tiers seront gardés tout l'été ou presque. Certains parents cherchent à compenser en trouvant les meilleures activités, les plus intéressantes où leurs petits seront le mieux encadrés et le plus stimulés, me fait t'on remarquer.
Les parents en font-ils trop? «Ils veulent garder leurs enfants à l'œil et bien stimulés et c'est tout à fait normal. Mais ils ne doivent pas perdre de vue que l'été, c'est avant tout un moment de détente et de repos pour leurs enfants», dit-il.
C'est pour cela qu'un de mes clients tient à envoyer ses deux garçons passer trois semaines chez leurs grands-parents maternels, puis paternels chez qui, officiellement, ils «ne feront rien». Vingt et un jours où, à leur réveil - sans cadran - leur seule tâche sera de trouver matière à s'amuser. Il veut que ses enfants réapprennent le plaisir d'avoir une vie désorganisée, après ces 10 mois d'école où la ponctualité et l'organisation font la loi. «Au début, ils trouvent ça un peu difficile et ils ont peur de s'ennuyer. Mais ça ne dure pas!»
Directrice du centre d'études sur le stress de l'hôpital Louis-H. Lafontaine, Sonia Lupien note qu'aucune étude n'a été menée sur les bienfaits des vacances «désorganisées». Mais, dans la mesure du possible, elle ne recommande pas aux parents d'envoyer leurs enfants en colonie de vacances tout l'été et de les surcharger d'activités. «Nos enfants sont surstimulés depuis qu'ils sont tout petits. Ce ne sont pas les enfants qu'on a été, et on pourrait difficilement imaginer de les laisser sans activité tout l'été. Mais ils sont bien capables de s'occuper seuls un peu», dit-elle.
Carole Sénéchal, professeure de pédopsychologie à l'Université d'Ottawa, ajoute que les vacances peuvent même parfois être une source de stress pour les enfants «si on leur impose des activités qui leur semblent être au-delà de leurs capacités».
Mais elle estime que la routine, l'été, n'est pas à bannir de la vie des enfants. Loin de là. «Les adultes la perçoivent comme une contrainte, mais pour les enfants, elle a quelque chose de très rassurant et même souvent de nécessaire à leur bon fonctionnement.»
Et le conseil vaut aussi pour les plus vieux. «Cela me préoccuperait de savoir que mon adolescent n'a rien à faire de tout l'été, surtout avec tous les problèmes d'embonpoint qu'il y a aujourd'hui!»
Toute mon équipe vous encourage à revenir à l'essentiel. En tant que conseiller financier, J'ai vu plusieurs familles se serrer la gorge pour créer des vacances d'été digne de «SUPERS PARENTS», alors qu'on peut seulement éduquer nos enfants à revenir aux bases de la vie !
Source : www.lapresse.ca